Cadre réglementaire de la Finance Islamique : Le PROMISE sensibilise les acteurs à travers un atelier

La Microfinance islamique au Sénégal est assujettie à des exigences qui ont poussé à modifier son cadre réglementaire. Une rencontre de sensibilisation s’est tenue, vendredi 03 Mai 2019 à Dakar avec les acteurs.

Plusieurs enquêtes ont fait ressortir, au Sénégal, de fortes demandes relatives aux produits financiers islamiques aussi bien dans le secteur bancaire que dans la Microfinance. Une enquête de la deuxième lettre sectorielle de développement de la Microfinance sur l’inclusion financière, menée en 2015, révèle un taux de bancarisation strict de 12,9% de la population adulte. Alors que celle conduite par la BCEAO en 201, révèle un taux de 19,6%.

Ces statistiques font ressortir un taux d’exclusion financière touchant une proportion élevée des femmes, jeunes, de micro et petites entreprise, a déploré Zahra Iyane Thiam, Ministre de la Microfinance, de l’Economie Sociale et Solidaire, qui s’exprimait, à l’ouverture de l’atelier d’échanges sur le cadre réglementaire de la Microfinance islamique au Sénégal et dans l’espace de l’UMOA.

Pour faire de ce mode financement une branche performante et inclusive, il faudra « lever les contraintes majeures qui pourraient retarder l’éclosion financière » estime, Yaye Fatou Diagne, Coordonnateur National du Programme de Développement de la Microfinance Islamique au Sénégal (PROMISE).

L’une des missions assignées au Promise, c’est d’accompagner la mise en place d’un cadre juridique visant à faciliter et à promouvoir l’application de la Microfinance Islamique. C’est dans ce contexte que s’inscrit la modification de l’article 6 de la loi sur les systèmes financiers décentralisés (SFD) du Sénégal, suite à la publication de la BCEAO, de deux instructions.

L’une porte sur les dispositions particulières applicables aux SFD actifs dans la Microfinance Islamique et autre est relative aux caractéristiques techniques des opérations de la Microfinance exercés par des SFD de l’UMOA.

Ces textes de loi gagneraient à être partagés avec tous les acteurs, pour une meilleure approbation, selon Yaye Fatou Diagne qui justifie ainsi la rencontre de Vendredi. Le Promise, a rappelé Zahra Iyane Thiam, a pour objectif l’amélioration des revenus des bénéficiaires à travers le renforcement de l’accès durable de la majorité des populations à des services financiers adaptés sur l’ensemble du territoire national d’ici 2025.

A l’en croire, il devra contribuer à l’accès au financement de 50.000 micro-entreprises induisant 25.000 nouveaux emplois. La conseillère technique du Directeur national de l’Agence de la BCEAO, Astou Lo Ndiaye, a insisté sur les aspects majeurs de la transposition des normes internationales de la finance islamique.