Le PROMISE à Matam : Yaye Fatou Diagne ambitionne de faire de la Microfinance Islamique un levier de croissance économique

A la tête d’une caravane nationale de sensibilisation et de communication sur la finance islamique, la coordonnatrice du Programme de développement de la microfinance islamique au Sénégal (PROMISE) a fait part de son ambition de faire de ce secteur un véritable levier de croissance économique.

Yaye Fatou Diagne, qui s’exprimait Mardi 20 novembre 2019 Matam , à l’occasion d’un Comité régional de développement (Crd) relatif à la question, a fait savoir que cette tournée nationale d’information et de partage a pour objectif de sensibiliser les principaux acteurs de développement sur la microfinance islamique et les stratégies de mise en œuvre du Promise sur l’étendue du territoire.

Rappelant le sens dudit programme financé à hauteur de 47 milliards et d’une durée de 5 ans renouvelables, Mme Diagne indique : « Notre programme a été porté sur les fonts baptismaux par la volonté de l’Etat du Sénégal en collaboration avec la Banque islamique de développement (Bid), afin de diversifier les sources de financement des jeunes, des femmes et des Micro petites et moyennes entreprises (Mpme), surtout en milieu rural », a-t-elle renseigné.

Les guichets pour le démarrage effectif des activités de micro financement islamique seront ouverts à partir de juin 2020’’, a-t-elle déclaré, à Matam (nord), lors du passage de la caravane nationale de sensibilisation et d’information du PROMISE en présence du gouverneur de la région Mouhamadou Moctar Watt.

Pour ce faire, a-t-elle-dit, ‘’le processus de recrutement en cours, d’un cabinet international d’assistance et technique, devrait être parachevé en décembre, conformément aux exigences de la Banque Islamique de développement (BID)’’.

‘’Le cabinet devrait commencer ses premières activités en janvier 2020 et nous fournira son premier rapport en juin 2020 et nous commencerons à appliquer les recommandations du cabinet d’assistance technique pour une mise en place rapide et efficace de la micro finance islamique dans notre pays’’, a-telle expliqué.

Selon elle, l’objectif de ce programme dont le coût est estimé à quarante-sept milliards de francs FCFA, étalés sur une durée de cinq ans renouvelable, est de permettre, à terme, le financement de cinquante mille Micro Petites et Moyennes Entreprises (MPME).

Ce programme va également ‘’favoriser la création de vingt-cinq mille nouveaux emplois, avec 35 % de femmes et 25% de jeunes qui bénéficieront de l’apport de micro finance islamique’’.

Elle a par ailleurs plaidé l’inscription de l’enseignement de la micro finance islamique, dans les programmes universitaires sénégalais, afin d’avoir à l’avenir, un personnel qualifié, capable de porter cette nouvelle industrie qui exige des compétences.